5 – Route de la sculpture

PASSY RSC ATOT 2016 © medium

La Route de la Sculpture Contemporaine

De l’Arve aux cimes, un grand musée en pleine nature

En 1973, les hauts de  Passy furent le décor d’un événement artistique international, « Sculptures en montagne, poème dans l’espace ». Le but était d’accompagner la reconversion du site du Plateau d’Assy, haut lieu culturel – Cahiers littéraires, centre architectural, révolution de l’art sacré.- , afin que la station conforte sa triple vocation en matière de bien-être, d’art et de tourisme. Il s’agissait également de sortir l’art des musées pour le conduire sur la place publique, et de parler un langage universel à destination d’un large public.

25 des plus brillants sculpteurs contemporains, conduits par le poète Jean-Pierre LEMESLE et Jean-Pierre BOUVIER, illustrèrent ainsi un poème géant composé de mots-sculptures sur une feuille d’espace.

5 grands signaux des sculpteurs les plus inspirés du XXe siècle sont restés sur notre territoire : le stabile de CALDER, les totems de CARDENAS, le brasier de FéRAUD, la conque dorée de GARDY ARTIGAS, et l’échelle de SEMSER. Ils nous parlent de soleil et d’espace, des sources de vie, des hommes et de leurs conquêtes, de fêtes encore.

Depuis 1989, les œuvres de Calder et de Féraud ont été  déplacées.

Au fil des ans, grâce à l’action conjointe de l’Art au pays du Mont-Blanc, de la ville et de l’Office de tourisme, d’autres sculptures sont venues peupler la route qui relie, sur 15 km à flanc de coteau, la plaine au domaine de Plaine-Joux : celles de GOSSELIN, DUPUY, FILIPPI, ROMY, ROUSSI, BRUNELLI, SANDEL et COSSIN.

Elles évoquent le temps qui passe, les chaos de l’histoire, la guerre, la paix et les droits de l’homme, mais aussi la matière, la technologie, l’ère industrielle et le monde ouvrier.

Depuis 2015, Passy offre un nouveau cheminement en bord d’Arve, qui présente 3aspects de la rivière : l’eau mécanique, parcours de photos géantes, l’eau naturelle, labyrinthe de découverte qui se complète par les aménagements de Mountain store, et l’eau artistique avec 3sculptures monumentales.

L’ensemble de ces sculptures forment « La Route de la Sculpture Contemporaine ».

UN PEU D’HISTOIRE

La route de la sculpture contemporaine a été inspirée par un événement artistique considérable accompagnant la mutation du Plateau d’Assy : « Sculptures en montagne, poème dans l’espace (1973) ».

L’affiche de J. Miro pour Sculptures en montagne 1973 ©

Invité sur le site, le poète Jean-Pierre Lemesle est bouleversé par les lieux et leur histoire. Il projette une nouvelle forme de poésie dans l’espace, un dialogue monumental entre l’art et la montagne, une installation artistique osée pour l’époque.

Des sculptures prendront la place des mots, la montagne celle du support.

Il s’agit également de sortir l’art des musées, de parler un langage universel à destination d’un large public.

Résolument séduite, la commission de reconversion va soutenir ce projet artistique et l’associer à ses propres travaux pour que la station conforte sa triple vocation en matière de santé, d’art et de tourisme.

Lemesle et son équipe vont obtenir le concours des artistes les plus représentatifs de la sculpture contemporaine en Europe, en Amérique et au Japon.

Quatre portes et une trentaine d’œuvres ponctueront ainsi quatre cheminements liant entre eux différents points de la station.

Cinq remarquables œuvres de Calder, Féraud, Cardenas, Gardy Artigas et Semser sont restées sur notre territoire comme de grands signaux de modernité.

Depuis 1989, au fil des ans, grâce à l’action conjointe de l’Art au pays du Mont-Blanc, de la Commune, de l’Office de tourisme et de décideurs territoriaux, les sculptures de Gosselin, Dupuy, Romy, Roussi, Brunelli et Sandel, sont venues peupler la route qui relie la plaine au domaine de Plaine-Joux, formant la « Route de la sculpture contemporaine ».

Une douzième œuvre, celle de Colette Cossin, a  rejoint ce circuit.

LE POEME DE JEAN-PIERRE LEMESLE

APPRIVOISER L’ESPACE PAR QUATRE PORTES POUR QUATRE CHEMINEMENTS

il y avait eu les glaces, aux noms prétentieux du miroir qui n’en finissaient pas de multiplier les choses il y avait eu les cailloux mes frères les cailloux au ventre bourré de couleurs aux formes ambitieuses au bruit tragique des cailloux par milliers il y avait eu l’église et ses pierres précieuses il fallait donc partir de là puis oublier libres … apprivoiser l’espace enfin le vouloir supprimer les mots donner aux formes choisies leur distance créer cette confrontation inouïe entre elle montagne assise comme cela depuis toujours et nous les mutants qui venions d’assassiner son paysagiste…

LA PORTE DU SOLEIL – LE CHEMINEMENT DES CONQUERANTS

Je veux encore apprendre les cimes le soleil rouge dans sa boîte bleue les bêtes en transhumance la pierre meurtrière au repos je veux sous l’oeil pointu du Varan prisonnier de son triangle planter le métal et attendre ses moissons donc il existait quelque part autre chose une fête avec ses manèges, les manèges n’avaient-ils pas été inventés pour rire … pour rire … pour rire …

LA PORTE DE L’ESPACE – LE CHEMINEMENT DES MANEGES

ville avec tes gens heureux tes abcès en fer tes gens de la ville tous puissants aux fêtes écarlates aux tramways déserts je veux encore apprendre le paysage qui t’a préservée alors laissez un instant mes complices vous crever un oeil pour rire pour rire et mieux regarder dans la lunette des fous alors quand on a su qu’un homme une clé dans le dos s’était échappé d’une baraque foraine on a cru à la nouvelle…

LA PORTE BLEUE – LE CHEMINEMENT DES SIGNAUX

des signaux, les oiseaux empaillés, la lettre B qui crève dans l’alphabet un motocycliste égaré, le regard simple du pendu un cri un second qui lui répond un jour qui dit il y aura exagérément de bleu dû au déséquilibre des forces au passage de l’oiseau éclair l’acier dans ses moindres défauts ne retiendra que des lacs d’azur

LA PORTE D’EAU – LE CHEMINEMENT DES FORMES EN FEMMES

toutes les formes pour toi tu entends à la couleur unique et brutale même si tu dois être pluriel se prendre puis se perdre rappelle-le toi l’eau dangereuse maintenue par son barrage l’envol de l’oiseau jusqu’à une certaine église déjà peuplée…

LA DESCRIPTION

1. ROULEMENT, Jérôme BASSERODE (2015)

Ce rocher est taillé de multiples facettes pyramidales dans l’acier Corten. Ce matériau, rouillé par essence pour résister aux conditions atmosphériques, est le fruit de l’innovation industrielle. On ne sait pas si le fossile provient des éboulements glaciaires ou s’il a été roulé par les eaux tumultueuses de la rivière. Ce rocher, pour peu qu’on veuille bien tendre l’oreille, nous conte la rumeur d’une nature séculaire. Basserode (1958) évoque ainsi les rapports, ou parfois l’opposition, entre la science de l’homme et la puissance de la nature.

BASSERODE GALET

2. FLAQUES, FABIEN LERAT (2015)

LERAT FLAQUES

D’un côté le courant vif de la rivière qui mesure le temps. De l’autre, LERAT (1960) a posé sur la berge, deux vasques en fonte, en forme de flaques. Bientôt, sur leur contour, le paysage viendra y affleurer et la mousse s’y déposer. Eaux lentes, calmes et stagnantes, ces écrins de rêverie reflètent l’espace de la montagne et nous parlent de la place de l’homme dans le monde. Les flaques ne cessent de creuser la terre, laissant l’eau s’infiltrer ou s’évaporer, meurent puis renaissent.

3. LES GARDIENS, GLORIA FRIEDMANN (2015)

FRIEDMANN GARDIENS

Les Gardiens, un bouquetin et un gypaète barbu, animaux de la montagne, surmontent un globe en terre pour regarder loin dans l’Arve et l’avenir. FRIEDMANN (1950), franco-germanique, a voulu que ce monument totémique et son socle circulaire soit un point de rencontre, d’échange, et de pause contemplative sur la route des marcheurs. La matière est déclinée en terre, comme si elle avait germé in situ, comme la nature environnante, granuleuse, salissante, sujette au changement du climat, tantôt sèche et claire, tantôt noire et humide.

4. DANS UN ESPACE DE PAIX, COLETTE COSSIN (2006)

Beckmann-N'ThepeDANS UN ESPACE DE PAIX

Le titre de cette œuvre de bois et d’inox justifie la démarche de l’artiste qui a su s’impliquer avec enfants, personnes handicapées ou en difficulté. L’empreinte spatiale épurée de l’œuvre porte bien cette notion de partage. Savoyarde, ébéniste de formation, Agréée Monuments historiques et Education nationale, COSSIN (1950) maîtrise les matériaux les plus divers pour ses créations, en particulier les matières naturelles, la neige et la glace. L’oeuvre cotoie « l’Espace des Fiz », dédié aux fêtes et aux spectacles passerands,  bâti par le cabinet d’architecture Beckmann N’Thépé.

5. 3000° Celsius, Raymond GOSSELIN (1989)

3000° CELSIUS

Le titre de l’œuvre évoque la température de fusion de la magnésie que produisait l’usine électrochimique de Chedde. L’œuvre, dédiée aux personnels de l’entreprise, représente un grand four de cuisson. Au centre une couronne mobile de neuf électrodes en graphite surplombe une vasque en acier remplie de cristaux de magnésie, matériaux également fabriqué à Chedde. Tout autour un réseau de fils d’acier inox et trois jambages en dural inox dont les laques bleu, blanc et rouge font allusion au bicentenaire de la Révolution française. Animées par le souffle de l’air ou manipulées par l’homme, les sculptures de Gosselin (1924) sont toujours une quête entre rêve, plaisir et technologie.

6. Aux Travailleurs de Chedde, Jean-Pierre FILIPPI (1996)

FILIPPI AUX TRAVAILLEURS DE CHEDDE

Ce menhir de pierre brute a été commandé par la ville pour célébrer le centenaire de la création de l’usine de Chedde est inaugurée en hommage au travail et aux luttes des employés de l’usine. Filippi (1947-2007), poète et sculpteur, a débuté sa carrière à Uriage (Isère), puis à Carrare (Italie), pour son marbre. Cet ancien professeur à l’école des Beaux-Arts de Grenoble, est connu pour « L’Ours du Vercors »s et sa fontaine, à Villard-de Lans.

7. LA PORTE DU TEMPS, LINO BRUNELLI (2007)

LA PORTE DU TEMPS

Du lever du jour au couchant, du couchant au levant, le temps s’écoule, imperturbablement. Le levant est représenté par un disque doré et cuivré, le couchant, par un croissant grillagé où s’étagent des verres colorés de Murano. Au centre, le croissant d’acier blanc représente la lune. L’œuvre est portée par cinq tiges fichées dans un socle de béton recouvert par des galets de l’Arve. Fidèle des biennales de sculptures de Passy, le Milanais BRUNELLI (1931) crée également des décors et des costumes pour le théâtre.

8. La Porte du Soleil, Albert Féraud (1973)

LA PORTE DU SOLEIL

En 1973, la Porte du Soleil, ouvrait le Cheminement des Conquérants. Structuré autour de deux mats tubulaires verticaux, ce haut brasier de formes cosmiques découpées dans des feuilles d’acier inoxydable et liées par le feu, étincelle du levant au couchant, sous l’action des rayons solaires. Grand prix de Rome en 1951 et membre de l’Institut, Féraud (1921-2008) est passé maître dans l’art de donner vie et poésie aux matériaux de l’ère industrielle.

9. SUN AND MOUTAINS, Alexander CALDER (1973)

SUN AND MOUTAINS

En 1973, l’œuvre ouvrait le Cheminement des Manèges. Ce stabile monumental en tôles d’acier rivetées et peintes, se compose de deux plans d’arabesques qui dessinent dans l’espace les crêtes environnantes et se croisent en un point d’équilibre, avec le soleil pour centre. Passionné par l’équilibre des tensions et les matériaux industriels, l’Américain Calder (1898-1976) s’inspire ici des formes naturelles. Il est l’inventeur de la sculpture en mouvement (mobiles).

10. Matérialité du Vide, ROMY (1999)

MATÉRIALITÉ DU VIDE

Passionné par la symbolique du vide, l’artiste dresse ses monolithes de granite en mémoire de la terre. La verticalité de l’œuvre est soulignée par des bandes finement cannelées. Sa continuité est rompue par des évidements, liant ainsi la matérialité au néant, le fini à l’infini. Citoyen du monde de par ses origines et ses voyages, le Genevois Romy (1951), s’est alternativement formé à la taille des gemmes et à la culture extrême-orientale.

11. Luminescence 2001, Jean-François DUPUY (1993)

LUMINESCENCE 2001

Pyramide de lumière, montée sur quatre pieds triangulaires qui soutiennent des aiguilles irisées, l’œuvre se compose de plaques d’une matière acrylique translucide comme le verre et solide comme l’acier : le Lexan ou Makrolon (Polycarbonate). Normand, orfèvre de formation, DUPUY (1950) assemble ici un matériau très connu dans le domaine de l’industrie, de l’architecture et des transports pour ses propriétés de résistance, de légèreté et de transparence.

12. née de LA MONTAGNE, ANDRE SANDEL (2007)

NÉE DE LA MONTAGNE

Varois épris de l’univers féminin, SANDEL (1950) caricature nos expressions avec une grande aisance. C’est à l’occasion de la 1ère fête du bois de Passy qu’il a réalisé sur place cette sculpture. Tendue comme un arc, l’œuvre s’élève au-dessus des montagnes aux masses adoucies par les courbes de la base. Sa couleur rouge est caractéristique du séquoia. Roi des arbres, vénéré par les Amérindiens, introduit en Europe au XIXe siècle, le séquoia est un précieux allié des menuisiers.

13. La Grande Echelle, Charles Semser (1973) – dépôt d’État, référencé FNAC 9865

LA GRANDE ECHELLE

En 1973, la Grande échelle ouvrait le Cheminement des Manèges. Cette grande sculpture en ciment armé, polychromé dans la masse, est une satire du désir de puissance des sociétés dites avancées sur les sociétés dites primitives. La structure, composée d’un grand couple formant le A d’Afrique, est assaillie par une multitude de petits personnages dont la fonction et l’équilibre précaire symbolisent différentes caractéristiques humaines et leurs travers sociaux. Animateur de Sculptures en montagne, Américain d’origine, Parisien depuis 1949, SEMSER (1922-2011) est l’un des plus grands sculpteurs du XXe siècle. Son œuvre, hors des modes, a la dérision acerbe d’un Daumier.

14. Plaidoyer pour les droits de l’homme, Gilles ROUSSI (2000)

PLAIDOYER POUR LES DROITS DE L’HOMME

Cette haute tour à base carrée est en tôles d’acier inox. L’intégralité du texte de la Déclaration des droits de l’Homme y est gravée, sans espaces ni ponctuations. Son sommet dessine un chaos qui traduit les « accidents » de l’histoire de France. Sa base, fichée dans un socle de béton modelé, image les événements tragiques de notre monde depuis la Révolution française. Ardéchois, neveu de l’écrivain et homme politique Aimé Césaire, Roussi (1947) met en jeu les valeurs humaines, les matériaux modernes, les mathématiques et la technologie de pointe.

15. La Porte d’Eau, Agostin CARDENAS (1973)

LA PORTE D’EAU

En 1973, la Porte d’Eau ouvrait le « Cheminement des Formes en Femmes ». Ce grand couple totémique anthropomorphe en bois d’Iroko, ou teck africain, ouvre sur notre forêt de résineux et de feuillus un espace qui célèbre les principales sources de vie, l’eau et la femme. Le Cubain Cardenas (1927–2001) élabore un langage formel personnel où se distinguent la simplification des volumes, l’influence du surréalisme et celui de l’art africain.

16. La Porte Bleue, Joan GARDY ARTIGAS (1973)

LA PORTE BLEUE

En 1973, l’œuvre ouvrait le « Cheminement des Signaux ». Conque de bronze doré montée sur deux galets de béton noircis, la Porte Bleue lance un cri dans l’espace : « un jour qui dit, il y aura exagérément de bleu dû au déséquilibre des forces ; au passage de l’oiseau éclair, l’acier dans ses moindres défauts ne retiendra que des lacs d’azur ». Fils du céramiste de Miro et de Picasso, l’artiste a travaillé avec Braque, Chagall et Giacometti. Formé à l’école du Louvre, animateur de « Sculptures en montagne », le Barcelonais Gardy Artigas (1938) est également l’auteur de « La Porte de France », à l’entrée du tunnel sous le Mont-Blanc.

17. AU JARDIN DES CIMES

En redescendant au Plateau d’Assy, au Jardin des cimes, il est possible de voir les œuvres de plusieurs artistes : Main coulante de Loic Tellier (2008), Fossile de Nicolas Beauchaton, Atmosphères de Claude Cultot et Gandhi d’Ivan Frémont (2009), Hutte et volutes de Claude Cultot, Phonèmes de Vincent Bechaut et Marie-Laure Bourgeois (2010), Topique Eau des Cimes d’Isabelle Daëron (2012), et l’échelle en verre de Roger HOFSTETTER (2013).

18. Au Centre culturel municipal, deux œuvres en intérieur :

- Marée haute, Nigel Robinson, Jean-Pierre Lemesle, & les enfants des écoles du pays du Mont-Blanc (2013)

ROBINSON LEMESLE

Il y a 65 millions d’années, en pleine période jurassique, la montagne était encore sous la mer chaude. C’était l’époque des dinosaures et des ammonites trouvées sur le désert de Platé. Imaginer un monde disparu, c’est ce que les artistes nous proposent car Passy est un site géologique majeur qui nous raconte l’histoire de la terre. La sculpture-coquillage de Robinson, est encerclée par une vague multiple et colorée, signée des écoliers de Passy et Saint-Gervais-les-Bains. En se penchant à la bouche de l’œuvre, on entend, sur un tapis sonore de bruits de la mer, le poème que Lemesle (1940) a écrit pour les enfants : « L’ammonite du désert de Platé ». Peintre-sculpteur, Robinson (1968) est directeur-adjoint de l’école municipale d’arts plastiques de Vitry-sur-Seine. Poète-concepteur, Lemesle vient d’écrire, avec Gilles Vidal, « Le petit livre des grandes émotions ».

- Eureka de M. GAGé (1997)

GAGE

Signalons, au Parvis des Fiz, un grand P symbolique souhaité par les Anciens Combattants et Amis de la Résistance de Passy/Servoz qui symbolise nos villes jumelées – Passy & Pfullingen (Allemagne) – le P de la paix des peuples voulue par la charte de jumelage également dédié à Arsène Poncey, poilu de la guerre de 14/18, résistant déporté en 39/45, il invite au souvenir des grands conflits du XXe siècle.

Pour connaître l’historique de  » Sculptures en montagne – Poème dans l’espace  » :  CREHA B3 1999 SEM ©

Accéder au catalogue des 40 ans de Sculptures en montagne :  2013 40 ANS SCULPTURE EN MONTAGNE catalogue_web COPYRIGHT

Page last updated on 19 janvier 2016 at 13 h 37 min